• Clémence Baala et Mekissi

    Jugement de clémence, Mehdi Baala et Mahiedine Mekhissi pourront courir le Mondial de Daegu

    Publié le 04 août 2011 à 14h20, par Gilles Bertrand
    Photo Jiro Moshizuki (Shot)
    Photo Jiro Moshizuki (Shot)

    Après 14 jours de suspension provisoire, Mehdi Baala et Mahiedine Mekhissi Benabbab ont été fixés sur leur sort suite à la réunion de la commission disciplinaire. Ils pourront courir Daegu mais sont privés de meetings étrangers pendant 10 mois.

    La commission disciplinaire présidée par Christian Roggemans, réunie au siège de la FFA, a tranché sur le cas Mekhissi – Baala.

    Les deux athlètes auront donc attendus 13 jours, presque une éternité lorsque l’on se sent pris ainsi dans la tourmente d’un orage médiatique. Car les images de cette bagarre intervenue lors du meeting de Monaco, auront fait mal, très mal. Un véritable ouragan qui a soulevé bien des interrogations notamment sur la façon de gérer humainement certains athlètes jeunes et moins jeunes, monstres de volonté mais souvent écorchés vif de la vie.

     

    Deux voies étaient possibles : soit la compréhension et un verdict de raison soit la dureté conduisant à une mise à l’épreuve.

     

    Ainsi le verdict est tombé après une longue délibération. Les sages ont joué la carte de la sagesse et Mehdi Baala et Mahiedine Mekhissi Benabbab pourront donc prendre part au Mondial de Daegu.

     

    A ce jour, leur seule sanction aura donc été cette mise à pied de deux semaines, la non participation au championnat de France, une sanction financière côté adidas, le partenaire commun aux deux athlètes (une réduction de leur contrat de 25% selon le quotidien l’Equipe) et un rejet du meeting de Zurich dans le cas où ces deux coureurs auraient souhaité courir. Mahiedine Mekhissi ne pourra pas courir Londres demain où il espérait repartir sur de bonnes bases avec un regain de capital confiance. Car ils sont supsendus tous les deux de meetings à l'étranger pendant une période de 10 mois dont 5 avec sursis. Ce qui représente un gros manque financier. A cela s'ajoute une amende de 1500 euros de la part de la FFA. Ce qui pourrait représenter au total une perte financière entre 30 à 50 000 euros.

    50 heures de travaux d'intérêt général

    Puis ils devront réaliser 50 heures de travaux d'intérêt général dont les modalités restent à définir.

     

    Ce jugement reflète l’état d’esprit de certains membres haut placés de la fédération qui espéraient un jugement de clémence.

     

    Maintenant que la sentence est tombée, à la fois cadres fédéraux, entraîneurs, managers et même partenaires doivent s’interroger sur quel doit être l’accompagnement de l’athlète dans cet environnement hyper compétitif qu’est celui du haut niveau mondial où les tensions, les commérages et les jalousies ne manquent pas. Cela doit faire l’objet d’un vrai débat, pourquoi pas d’un colloque au même titre que les multiples réunions d’entraîneurs, afin de lever ce tabou et de responsabiliser chacun dans un rôle d’écoute, d’arbitrage et de temporisation afin que pareils incidents ne se reproduisent pas pour faire éclater les orages avant qu’ils ne deviennent des tempêtes.  

     

    Les deux coureurs qui assistaient à cette réunion disciplinaire n'ont fait aucune déclaration.